Comment financer la création de son entreprise ? Entre les dispositifs nationaux et régionaux, les conditions, les dossiers à remplir, il y a de quoi dire… Mais aussi de quoi s'y perdre ! DBI Patrimoine fait le point sur les différentes aides pour monter et développer votre boîte, notamment si vous n'avez pas (assez) d'apport.
1. ARE (Aide au Retour à l'Emploi)
Un incontournable de la création d'entreprise ! L'ARE (Aide au Retour à l'Emploi) permet aux porteurs de projet de continuer à percevoir leurs allocations chômage pendant la phase de création ou de reprise d'entreprise.
Cette aide permet surtout de sécuriser les revenus le temps de structurer l'activité… Période souvent délicate pour les personnes souhaitant sortir du salariat et aller vers l'entrepreneuriat. L'ARE s'adresse à toute personne inscrite comme demandeur d'emploi ayant ouvert des droits à l'assurance chômage. À noter : il est possible de cumuler ARE et rémunération modérée issue de la nouvelle entreprise, sous réserve de déclarer vos revenus chaque mois à France Travail (ex-Pôle Emploi).
À retenir :
Organisme responsable : France Travail (ex-Pôle Emploi)
Pour qui : Demandeurs d'emploi ayant ouvert des droits chômage
Quel montant : Pourcentage du salaire journalier précédent, selon droits ouverts
Conditions principales : Être inscrit comme demandeur d'emploi, déclarer son activité
Intérêts : Sécurise le démarrage, filet de sécurité et cumul possible avec de faibles revenus de l'entreprise
2. ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d'Entreprise)
Si vous cherchez un financement en création d'entreprise sans apport ou si vous vous dites “j'ai un projet mais pas de financement”, alors l'ARCE est la solution pragmatique et rapide.
Voici comment ça marche : au lieu d'un versement mensuel de vos allocations chômage (ARE), vous obtenez 60 % du capital restant, versé en deux fois, pour investir directement dans votre nouvelle activité. L'idée est obtenir un apport personnel sans puiser dans votre épargne. L'ARCE permet, entre autres, de boucler un plan de financement, notamment si vous envisagez de demander un pret pour apport personnel en entreprise ou de motiver une banque pour un crédit en création d'entreprise.
À retenir :
Organisme responsable : France Travail (ex-Pôle emploi)
Pour qui : Bénéficiaires ARE créant/reprenant une entreprise et ayant l'ACRE
Jusqu'à combien : 60 % des droits chômage restants, versés en 2 fois
Conditions principales : Être bénéficiaire ARE + ACRE, création/reprise effective de l'entreprise
Intérêts : Liquidités immédiates, renforce votre plan de financement de création d'entreprise sans apport (ou faible apport)
3. ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d'Entreprise)
Les pros de la finance le savent bien : L'ACRE est une autre référence pour qui veut financer une création d'entreprise sans apport – ou quand on souhaite optimiser sa trésorerie les premiers mois. Elle vous allège radicalement des cotisations sociales : jusqu'à 12 mois d'exonération partielle sur les charges, que vous soyez micro-entrepreneur ou porteur de projet TPE.
Un vrai must pour démarrer avec des coûts allégés, facilement cumulable avec un prêt d'honneur. Pensez à bien la demander lors de la création (elle est rarement rétroactive).
À retenir :
Organisme responsable : URSSAF / France Travail
Pour qui : Créateurs/repreneurs d'entreprise (indemnisés, jeunes, publics prioritaires…)
Jusqu'à combien : 50 % d'exonération sur 1 an
Conditions principales : Première demande sur 3 ans, début d'activité déclaré
Intérêts : Allègement fort des charges
4. Prêt d'honneur
Le prêt d'honneur en entreprise est proposé via des réseaux comme Initiative France ou Réseau Entreprendre : jusqu'à plusieurs dizaines de milliers d'euros, sans intérêt ni garantie personnelle. Au-delà du financement, ce prêt s'accompagne d'un mentorat et d'un suivi qui font souvent la différence entre une expérience solo incertaine et un lancement solide. La plupart du temps, être soutenu par ces réseaux permet aussi de débloquer un crédit plus facilement.
À retenir :
Organismes responsables : Initiative France, Réseau Entreprendre
Pour qui : Porteurs de projet TPE, PME, souvent exclus du circuit bancaire classique
Jusqu'à combien : 1 000 à 80 000 € à taux zéro
Conditions principales : Présenter un projet validé devant un comité, suivi assuré par le réseau
Intérêts : Accompagnement, premier miroir positif pour le banquier, prêt pour apport personnel entreprise, pas de caution
5. Microcrédit professionnel
Le microcrédit professionnel proposé par l'ADIE est une vraie solution pour les petits besoins : acheter du matériel, un ordinateur, faire sa première campagne de pub… Parfait si vous avez un petit projet ou si vous avez besoin d'un prêt entreprise sans justificatif et que le banquier classique vous ferme la porte. Le microcrédit va jusqu'à 17 000 €, à un taux fixé en toute transparence, et il s'accompagne d'un vrai accompagnement humain, avec des ateliers et du coaching.
À retenir :
Organisme responsable : ADIE, réseaux associatifs partenaires
Pour qui : Porteurs de microprojets, profils exclus du crédit bancaire traditionnel
Jusqu'à combien : Jusqu'à 17 000 €, taux social, peu ou pas de garanties demandées
Conditions principales : Projet simple, accompagnement humain, plan d'affaires allégé
Intérêts : Rapide à obtenir, pratique pour les petits budgets, labellisé inclusion
6. France Active (prêts solidaires ESS)
France Active propose des prêts solidaires spécialement conçus pour soutenir les entreprises de l'économie sociale et solidaire (ESS) ou à fort impact social et environnemental. Ces financements accompagnent la création, la reprise ou le développement, avec des conseils personnalisés et un réseau engagé partout en France.
France Active intervient aussi pour garantir les prêts bancaires, ce qui rassure d'autres financeurs, et oriente les porteurs de projets vers des solutions complémentaires (subvention, garantie, mentorat). C'est un acteur clé pour ceux qui entreprennent autrement.
À retenir :
Organisme responsable : France Active
Pour qui : Entrepreneurs de l'ESS, structures à impact social, jeunes entreprises engagées
Jusqu'à combien : Plusieurs dizaines de milliers d'euros selon le projet et la région
Conditions principales : Valeur d'utilité sociale, dossier défendu devant le réseau, suivi sur la durée
Intérêts : Prêts solidaires, expertise ESS, garantie bancaire, accompagnement global et visibilité élargie
7. Aides à l'innovation et à la R&D
Les créations d'entreprises innovantes ou technologiques peuvent prétendre à un grand nombre d'aides spécifiques : bourses innovation, subventions pour le développement technologique, crédits d'impôt (CIR/CII), concours French Tech, premier investissement ou accompagnement par des incubateurs d'excellence. Bpifrance, l'ADEME, les pôles de compétitivité et les régions jouent un rôle central pour soutenir l'innovation à toutes les étapes du projet, autant sur l'amorçage que sur le passage à l'industrialisation.
À retenir :
Organisme responsable : Bpifrance, ADEME, conseils régionaux, pôles de compétitivité
Pour qui : Start-up, PME innovantes, projets technologiques et R&D
Jusqu'à combien : Variable selon le dispositif (bourses de 30 000 € à plusieurs centaines de milliers d'euros)
Conditions principales : Nature innovante du projet, présentation d'un business plan solide, éligibilité CIR/CII selon les cas
Intérêts : Accélère l'innovation, réduit l'effort financier personnel, renforce la visibilité et l'accompagnement technique
Astuce : Pour chaque aide, pensez à vérifier les délais, la non-rétroactivité de certaines demandes et les possibilités de cumul. N'hésitez pas à contacter un réseau d'accompagnement (BGE, CCI, France Active, Initiative France) pour un premier diagnostic complet et un tour d'horizon personnalisé.
Financement en création d'entreprise : faites-vous épauler par un conseiller en gestion de patrimoine !
Créer une entreprise, c'est jongler avec des démarches, des financements et des choix stratégiques… Tout en anticipant l'avenir ! Pour avancer sereinement, n'hésitez pas à vous faire accompagner par un conseiller en gestion de patrimoine (CGP).
Le CGP est un expert financier indépendant qui analyse votre situation globale (personnelle et professionnelle), vous aide à structurer votre projet et à mobiliser les meilleures solutions de financement (apport, prêts, montage, fiscalité, placements de trésorerie, prévoyance…). Il peut aussi vous guider pour anticiper les risques, optimiser votre budget et garder le cap lors du lancement comme dans la durée.
Faire appel à un CGP, c'est :
Sécuriser vos choix financiers dès la création
Structurer et piloter la trésorerie, le prévisionnel et la rentabilité
Accéder à un conseil neutre, complètement adapté à votre projet
Envie d'éviter les pièges et de maximiser vos chances de succès ?
Contactez dès aujourd'hui DBI Patrimoine pour un diagnostic personnalisé et un accompagnement sur-mesure – du montage au développement de votre activité !


